《梦蝶》 — La métamorphose du rêve et de l’être
« Jadis, Zhuangzi rêva qu’il était un papillon… »
De ce récit fondateur, l’œuvre 《梦蝶》 tire son essence :
l’instant où les frontières entre rêve et éveil, moi et papillon, se dissolvent.
Dans cette suspension, l’être devient le reflet du monde,
et le monde, le reflet de l’être.
L’œuvre cherche à reconstruire visuellement cette zone floue, libre et vibrante,
où le rêve n’est plus une illusion,
mais un état de communication entre la conscience et la nature —
léger, sans limites, plein d’élan vital.
Une atmosphère entre brume, lumière et souffle
Les pigments minéraux de la peinture nihonga sont superposés en couches fines,
créant un fond comme un voile de brume traversé de lumière.
L’ombre du papillon apparaît à peine,
flottant entre air et lumière,
telle une présence qui hésite entre apparition et disparition.
Les feuilles métalliques, mêlées aux couches translucides,
dessinent une temporalité visible :
éclats éphémères, traces déposées comme des sédiments de mémoire.
L’alternance des matières produit un équilibre subtil —
« dans le rêve, il y a du réel ; dans le réel, il y a du rêve » —
et le regard circule librement entre plein et vide, trace et effacement.
Techniques et matières
Le fond résulte de l’alternance de pigments minéraux et d’encres superposés,
créant une texture mate, délicate,
avec des transitions de profondeur très fines.
Les grains, les auréoles d’eau et les dépôts évoquent
le temps, le souffle, la respiration lente d’un paysage intérieur.
La calligraphie utilise majoritairement le trait centré,
complété par des touches latérales plus spontanées :
départs et arrêts nets, transitions visibles,
effets de « vol de pinceau » parfaitement assumés.
La structure reste ferme sans immobilité, libre sans dispersion.
Le dialogue entre avant-plan et arrière-plan met en relation :
— la forme (可见之形),
— le Dao (不可言之境).
Les couleurs portent l’émotion,
les traits du pinceau en révèlent l’esprit.
Interprétation : la voie du “non-dire”
《梦蝶》 ne cherche pas à raconter une nouvelle fois l’histoire de Zhuangzi.
Elle propose une méthode de regard :
la voie du “non-dire”, où l’on laisse le moi se relâcher,
où les frontières deviennent transparentes,
où l’esprit retrouve sa capacité à s’évader.
L’œuvre est idéale dans un espace calme, éclairée par une lumière douce,
où apparaissent la stratification du fond,
les respirations du pinceau,
et les nuances du métal.
Une monture en caisse américaine et des matériaux anti-acides
sont recommandés pour une conservation optimale.
Placée aux côtés des œuvres 《无》 et 《远》,
elle complète un parcours philosophique :
du “vide” (无), vers le “lointain” (远), jusqu’à la “liberté errante” (逍遥).
Ainsi, l’œuvre continue de résonner dans l’espace contemporain,
comme un souffle discret mais ininterrompu.
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€ 400,00Prezzo
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